L'action dépolluante des plantes vertes
Les premiers travaux scientifiques sur l'épuration de l'air intérieur par les plantes, à l'initiative du professeur Bill Wolverton (NASA, États-Unis),
remontent aux années 1980. Il a travaillé sur l’élimination des composés chimiques générés par les matériaux de construction des milieux confinés de
l’espace dans le but d’avoir un air respirable. Il était notamment chargé de trouver une solution pour renouveler l'air intérieur d'une navette spatiale.
Dans les années 1990, quelques autres chercheurs confortent les premiers résultats (Allemagne, États Unis).
A l'heure actuelle, des recherches se poursuivent en France, notamment avec le programme Phyt'air.
Phyt’air est un programme en cours de développement par deux laboratoires de recherche (CSTB Nantes, Faculté de pharmacie de Lille).
Il a pour mission la recherche sur les propriétés dépolluantes des plantes.
Ces recherches ont montré que la dépollution était assurée par une action conjointe des feuilles et des racines. Le processus est notament initié au
niveau des racines, dans la motte de terre, où des micro-organismes sont capables de digérer les polluants, et de les restituer à la plante sous une
forme qu'elle pourra assimiler. Certaines études ont notament montré que lorsque la motte de terre était à l'air libre, l'action dépolluante était
beaucoup plus importante que dans un pot qui ne respire que par le haut. Un milieu racinaire aéré semble donc propice à la santé de la plante, mais
surtout : augmente son action dépolluante en favorisant les échanges de gaz.